Enseigner à l’étranger, comment faire ?

Depuis le 15 mai 2017, j’ai intégré un lycée thaïlandais à Krabi dans le sud de la Thaïlande afin de donner des cours de français aux élèves locaux. Oui oui, certains thaïlandais apprennent le français, surprenant n’est-ce pas ? Certains choisissent même le français en première langue vivante.

A travers cet article je vais répondre à plusieurs questions qui peuvent peut-être vous intéresser. Bonne lecture et surtout n’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements.

1.     J’aimerais enseigner à l’étranger mais je n’ai aucune expérience dans l’enseignement, comment faire ?

a)  Commencez par faire du bénévolat

Il est vrai qu’il est préférable d’être enseignant avant de se lancer à l’étranger pour enseigner. Ceci-dit ce n’est pas impossible de le faire. En fonction du pays que vous choisissez vous aurez plus ou moins des facilités pour trouver du travail dans l’enseignement en fonction de vos qualifications.

Si ce projet vous tient réellement à cœur, je conseille dans un premier temps de faire de l’humanitaire. Comment ? Tout simplement en contactant des écoles françaises, internationales ou locales à l’étranger. Proposez vos services. Généralement les écoles adorent recevoir des volontaires. Mieux encore, cherchez sur internet des orphelinats.

6072_4560272163601_236556733_n       226159_4560274163651_704613057_n

Il y a deux ans j’ai trouvé un petit orphelinat à Chiang mai (nord de la Thaïlande) dans le but de donner des cours d’anglais pour quelques semaines aux enfants. Cet orphelinat était ravi et d’accord pour m’héberger le temps que je voulais. En revanche prévoyez un petit budget pour la nourriture et les weekends. J’ai finalement trouvé un autre travail entre temps donc j’ai mis de côté l’humanitaire.

Tout ça pour vous dire qu’une première expérience à l’étranger, dans le domaine de l’enseignement donnera toujours de la valeur à votre CV.

1285_10201563168819818_1350700757_n  546523_4560245642938_95170836_n 1173862_10201968966004494_400189336_n.jpg

b) Parlez-vous anglais ? Si oui c’est un plus !

Il faut l’avouer les écoles françaises à l’étranger donneront la priorité aux titulaires ou ceux qui ont un master des métiers de l’enseignement, de la formation et de l’éducation (avec de l’expérience à l’étranger en prime). En revanche si vous parlez bien l’anglais, pourquoi ne pas se tourner vers les écoles locales ?

Une amie française a travaillé une année dans une école primaire thaïlandaise dans laquelle elle enseignait l’anglais aux enfants. Elle n’avait aucune expérience dans l’enseignement avant celle-ci. Comme quoi que tout est possible quand on cherche bien.

Vous pouvez également cherchez des écoles locales pour enseigner le français mais c’est plus rare et plus difficile à trouver. Encore une fois, en cherchant bien on peut trouver. Je sais qu’au Vietnam plusieurs lycées enseignent le français à leurs élèves ….

Bref pour conclure ce premier point, il vous faut une PREMIÈRE expérience à l’étranger dans l’enseignement, même courte.

1235238_10201968990045095_1776061231_n 10580155_10204766155292478_968925111248508892_n

2. Quel diplôme faut-il pour enseigner à l’étranger ?

En plus de l’expérience il vous faudra également des diplômes. Pour la Thaïlande il faut avoir au minimum un bac + 3. Pour les autres pays je ne sais pas. En revanche si vous souhaitez intégrer un lycée homologué par le ministère de l’éducation nationale il est préférable voir obligatoire d’être titulaire. Mais vous pouvez toujours essayer. J’ai eu la chance de rencontrer une femme extraordinaire qui a enseigné dans des écoles françaises ET homologuées dans plusieurs pays sans être titulaire. L’expérience est donc une chose très importante à prendre en considération.

Mais sachez tout de même qu’il y a une forte demande, autant dans le public que dans le privé. Il va falloir vous différencier des autres.

En bref, il est préférable d’être titulaire pour les établissements français, ou de bénéficier d’un master MEEF (master des métiers de l’enseignement de l’éducation et de la formation), d’un master FLE ou du DAEFLE (Diplôme d’aptitude à l’enseignement du FLE) pour intégrer des structures locales à l’étranger. Encore une fois, tous les profils sont différents et on peut toujours atteindre un but en passant par des chemins différents.

3 . Comment j’ai fait pour intégrer ce lycée thaïlandais dans lequel je travaille aujourd’hui ?

Petit retour en arrière pour comprendre comment j’ai fait :

– Au cours de ma première année de licence de psychologie (2012), j’ai fait une mission humanitaire d’une durée de deux mois dans une école maternelle thaïlandaise à Krabi (ville dans laquelle je travaille aujourd’hui). C’est donc à partir d’un bac +1 que j’ai eu ma première expérience à l’étranger dans l’enseignement.

– Au cours de ma deuxième année de licence de psychologie, j’ai décidé de partir au Cambodge pour travailler 3 semaines dans un orphelinat. J’expliquerai mon expérience dans un autre article ultérieurement.

– Enfin, lorsque j’ai validé ma licence (bac+3) je me suis lancée pour partir 1 année en Thaïlande. Dans un premier temps j’ai fait une fois de plus du volontariat à Krabi mais dans une école primaire cette fois-ci pour une durée de trois semaines. Je donnais des cours d’anglais aux élèves très basiques (les couleurs, les nombres, les jours de la semaine …). J’ai ensuite eu la chance d’intégrer une école française dans laquelle j’ai travaillé deux ans.  Durant ces deux années j’ai fait des remplacements de la maternelle au collège, j’ai donné des cours de FLE (français langue vivante étrangère) aux enfants non francophones. Bref j’ai pu me former sur le terrain. Bien évidemment je ne voulais pas rentrer en France pour poursuivre mes études. J’ai donc décidé de faire un master des métiers de l’enseignement, de l’éducation, et de la formation par correspondance (je vous expliquerai également mon expérience dans un autre article ^^) tout en gardant mon travail dans cette école.

– Deux années plus tard, le master en poche, j’ai trouvé un travail dans un collège-lycée thaïlandais pour enseigner le français.

Conclusion

J’ai mis 5 années afin d’aboutir à ce projet, celui d’enseigner à l’étranger sans avoir le statut de volontaire mais de professeur. C’est long mais c’est faisable. Je ne regrette rien.

1239663_10201968978084796_1565479253_n

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s